06 mai 2008

L'olivier, Le Mas du Langoustier (Porquerolles)

Voilà une perle, comme j'aime en découvrir.

Tout commence dans le sud de la France, le Var, pour être précise. Voilà bientôt 15 ans que j'en suis tombée amoureuse. La douceur du climat, les couleurs des paysages, les eaux cristallines, les criques, le massif des Maures ... et face à moi, depuis toujours, les îles d'or. 15 ans que je les regarde, en me disant qu'il faudrait que je me décide à prendre le bateau. Oui, mais bon, pas l'été, beaucoup trop de monde. Mais pas l'hiver non plus, histoire de profiter d'un bel ensoleillement, révélateur de couleurs ...

Cette année, je fais partie des chanceux qui ne font pas le pont, mais le viaduc. Une dizaine de jours à profiter d'un avant goût d'été. Mais aussi, une année de plus à fêter pour mon homme.

En arrivant à Giens, Porquerolles nous semble très proche. On devine des maisons, les mâts semblent flotter sur l'eau. Le soleil se lève doucement, et le bateau nous emmène vers ce petit coin de paradis. La mer est calme, un léger brin d'air vient nous chatouiller, la journée s'annonce splendide ! Nous avons toute la matinée pour rejoindre le restaurant, en parcourant la côte ouest de l'ile. Nous optons pour la version longue, par les crêtes, afin de profiter du panorama.
La côte se dévoile par endroit, puis le chemin nous mène en pleine forêt, ombragée, puis au virage suivant, c'est une crique qui apparait ... On en prend plein les yeux !
Enfin, le chemin s'arrête. Un grand portail en bois fait office de frontière entre le sentier et le domaine. Les plantes sont plus soignées, plus colorées, plus variées. Des vignes, ça et là. Des cris d'enfants, des splashs et des sploushs, venant de la piscine. Au loin, à la manière d'un métronome, une partie de tennis rythme ce silence sauvage. Nous découvrons le mas. Magnifique. Coloré, clair, chaleureux, lumineux. Puis au loin, les deux plages, de part et d'autre de l'anse : la plage noire, en raison de la couleur du sable, et la plage du langoustier. Toutes deux offrant des eaux turquoises dignes des tropiques !

La baignade, ça sera pour plus tard. Place aux réhouissances gastronomiques !

Nous entrons dans le restaurant, et sommes agréablement surpris d'y trouver de la fraicheur. La salle est carrée, construite autour d'un gigantesque olivier, entourée d'une verrière ouverte, procurant ainsi cette fraicheur. De larges tables font face au jardin et à la mer. Nous parcourons la carte en salivant. La sommelière conseille l'Homme sur un parfait accord met et vin. Le spectacle va bientôt commencer !

Premier amuse bouche : fine tartelette, tomate confite, basilic et thon rouge.
Puis, crème de petits pois, émulsion de champignons des bois : surprenant, très parfumé, la douceur du petits pois est audacieusement relevée par cette émulsion fortement boisée. Un accord délicat réussi.
Enfin, une crème de foie gras avec émulsion à la truffe noire. Aucune fausse note. Un classique, mais terriblement envoutant. L'accord parfait !

Ensuite, place au repas.
Pour lui, une noisette de filet de boeuf au piment fumé, écrasé de pomme de terre à la truffe ; pour moi, magret de canard, gnocchis à la poudre de cèpes et nem de foie gras.
Fin, parfumé, original, j'ai beaucoup aimé le piment fumé, et surtout le nem de foie gras : croustillant, mais fondant, parfumé, gourmand à souhait. En revanche, je n'aurai pas dit non à quelques gnocchis en plus ... L'homme a aussi senti un goût de pas assez ...

Le plateau de fromage : sans chichi, je m'attendais à plus copieux. Les morceaux sont choisis avec soin, la qualité est là, mais 24€ un plateau d'une douzaine de fromages ...

Enfin, le dessert. Grandiose. Délicieux. terrible. Et pourtant, je ne suis pas "sucré".
Pour lui : compotée d'abricots tièdes, sur un biscuit citron, mousse praliné-amande, glace aux calissons. Acide et doux en même temps, voilà un dessert qui ne laisse pas nos papilles se diriger tout droit à la sieste. J'ai adoré la petite mousse praliné, les abricots sont fondants à souhait, un régal !
Pour moi : biscuit chocolat coeur noisette, glace cacao amer-sucre pétillant, sauce chocolat blanc. Excusez moi du peu, mais alors ce coeur noisette, c'est à se taper le Q par terre ! Saperlipopette ! Ca, c'est un vrai calin dans la bouche ! Les textures du biscuit et du coeur sont fondantes, et évidemment, rien à dire sur le mariage chocolat-noisette [accroc nutella inside].

Bonus : le plateau de mignardises maison, à savourer en attendant l'addition.

Service impeccable, personnel aux petits soins, attente très raisonnable entre les plats. Etablissement à connaitre, pour le calme, le cadre : une vraie perle, dans un écrin paradisiaque. Un morceau de luxe, perdu dans une crique sauvage.

Les deux heures de randonnée qui nous ramèneront au port se seront révélées très utiles à la digestion. Voilà une belle journée, riche en sensations : olfactives, gustatives. Un émerveillement constant, on programme maintenant la découverte de la partie est de l'ile !

Le mas du Langoustier
ile de Porquerolles
04.94.58.30.09

Posté par bounty1712 à 10:19 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur L'olivier, Le Mas du Langoustier (Porquerolles)

    hyper tentant ! justement je vais par la dans une semaine, je t'envoies un petit mail pour te poser quelques questions.

    Posté par gaelle, 06 mai 2008 à 15:25 | | Répondre
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