29 juin 2008
Tartelette aux abricots caramélisés au romarin
Ce que j'aime avec l'été, c'est le soleil. Non seulement il se lève et se couche en même temps que moi, mais en plus, il nous offre des étales de fruits splendides et gorgés de sucre !
Cette semaine, j'ai craqué sur de superbes abricots. A déguster frais, au gouter, un délice, mais pour un dessert simple et gourmand, c'est tout simplement extra !
J'ai réalisé des tartelettes individuelles ; ma conscience ayant encore quelques difficultés à me laisser finir une tarte format familial, la format mini me permet donc d'être plus raisonnable ^-^ .
Pour 4 tartelettes :
1 rouleau de pâte feuilletée
12 abricots
quelques branches de romarin
3 cuillères à soupe de sucre semoule
3 cuillères à soupe d'eau
20g de beurre doux
Garniture :
1 œuf
40g de beurre doux
50 g de sucre glace
60g de sucre semoule
125g de poudre d'amande
Progression :
1. Préchauffer le four à 180° ; sortir le beurre.
2. Dans une poêle, faire fondre 20g de beurre, ajouter le sucre et l'eau. Quand le mélange devient mousseux, ajouter les brins de romarin. Laissez infuser à feux doux pendant une dizaine de minute.
3. Nettoyer les abricots à l'aide d'un essuie-tout humide, les tailler en deux, ôter le noyau, et les faire dorer dans la poêle, 5 minutes de chaque côté, toujours à feu doux. Réserver, pour refroidir les fruits.
4. Préparer la crème d'amande : dans un cul de poule, tamiser la poudre d'amande et les sucres, puis ajouter le beurre fondu et l'œuf. Battre vivement quelques minutes.
5. Chemiser des moules à tartelettes, découper des ronds de pâtes et garnir les moules. Tapisser le fond de crème d'amande, disposer 6 moitiés d'abricots, côté peau dessus. Enfourner pour 25 minutes.
La tarte seule est délicieuse, l'amande adoucit l'acidité de l'abricot, et le romarin apporte ce petit goût du Sud que j'aime tant !
On pourrait également imaginer un granité thym-citron/romarin ou encore au Sauternes ou Monbazillac, pour accompagner ce dessert, léger et gourmand !
22 juin 2008
Aumonière aux figues rôties et chèvre frais
J'ai trouvé cette semaine au marché, de superbes figues de Sicile. Bien rondes et très dodues, riches en goût, sucrées à souhait, exactement ce qu'il me fallait pour réaliser ma recette !
Pour cette recette, je vais utiliser du sirop de Liège, que voilà :


C'est une marmelade de pommes, poires et dattes, très parfumée, très sucrée, et très fruitée, qui s'accorde à merveilles avec le fromage. Je l'ai découvert en Belgique, et depuis, il y en a toujours un pot dans mon frigo !
Pour 4 personnes :
4 feuilles de brick
4 belles figues fraiches
4 rondelles de chèvre frais, type Sainte Maure
2 cuillères à soupe de sirop de Liège
20 g de poudre d'amandes
25 cl de crème liquide
4 cure dents
beurre, huile de noisettes
Progression:
1. Peler les figues délicatement, à l'aide d'un petit couteau d'office bien aiguisé.
2. Dans une poêle, faire fondre une grosse noix de beurre dans deux cuillères à soupe d'huile de noisette, à feu doux. Quand le mélange devient mousseux, ajouter le sirop de Liège, et laisser fondre. Y faire rôtir les figues, en prenant soin de les arroser avec le jus au cours de la cuisson.
3. Quand les fruits ont prix une jolie couleur dorée, les réserver à température ambiante. Déglacer la poêle avec la crème, laisser réduire puis réserver.
4. Prendre une feuille de brick, la dorer au beurre à l'aide d'un pinceau. Au centre, déposer une pincée de poudre d'amande (la poudre va absorber le jus de la figue pendant la cuisson, ce qui évitera de déchirer l'aumônière au moment de servir), puis une épaisse rondelle de chèvre, et enfin, la figue rôtie. Rabattre les bords en plissant, et fermer à l'aide d'un cure dent.
5. Les aumônières ainsi préparées peuvent être conservées au frais pendant 3 jours. Au moment de servir, les passer au four, préalablement chauffé à 150°, pendant une dizaine de minutes (penser à sortir les aumônières en début de repas, sinon le cœur risque de rester froid).
6. Servir avec la crème de sirop de Liège tiédi, et quelques feuilles de roquette.
Ce "fromage" plutôt non-conventionnel, est un trait d'union dans le repas. Le salé du chèvre et le poivré de la roquette, rappellent au palet les notes des plats précédents, tandis que le sucré de la figue et du sirop, éveille et prépare les papilles au dessert. Sans oublier qu'il se déguste sans pain, ni beurre, et qu'il permettra de ne pas surcharger plus qu'il ne faut l'estomac à ce moment du repas, pour pouvoir savourer un dessert !
20 juin 2008
ZE Boubou crumble
Aujourd'hui, c'est vendredi ( rho le scoop !), ce qui par définition me met d'une humeur radieuse, pas vous ?
Je profite donc de ce jour merveilleux qui annonce DEUX grass'mat' de
suite, rien qu'ça, pour vous livrer une de mes toutes premières
recettes : le Boubou crumble, baptisé ainsi par mes cobayes-gourmandes.
Comment ça vous ne connaissez pas THE BOUBOU CRUMBLE ? The famous,
the wonderful (oui, rien que ça), celui qui a fait ma gloire (si, si),
qui a fait fondre bon nombre de mes clients, et surtout le plus
important, qui a fait succombé mon homme... ? non, ça ne vous dit rien
?! Heureusement que c'est vendredi, dans mon extrème bonté, je vais
vous en livrer la recette !
Pour ce crumble, il va vous
falloir du temps. Plus c'est long plus c'est bon hein ? En cuisine,
c'est pareil !Aujourd'hui, il va falloir s'appliquer : à choisir les
ingrédients, à les préparer, les faire mijoter ...
De quoi donc vais-je avoir besoin, pour régaler 6 personnes ?
pour l'appareil à crumble :
50g de beurre doux
3 cuillères à soupe de farine T55
2 cuillères à soupe de parmiggiano regiano BLOC (si vous n'en trouvez pas, vous pouvez utilisez du Grana Padano)
2 cuillères à soupe de noisettes entières
pour la garniture :
6 beaux oignons oignons doux
3 cuillères à soupe de sucre roux
10 grosses tomates à chair (type coeur de boeuf, ou concassé de tomates si vous êtes pressées)
1/2 cuillère à café de gingembre (frais de préférence, à défaut, en poudre)
25cl de vinaigre balsamique
beurre, huile d'olive, sel, poivre
Progression :
1. Sortir tous les ingrédients sur le plan de travail. Préchauffer le four à 180°.
2. Emincer les oignons, et les faire suer dans du beurre et de l'huile d'olive, à feu doux. Ajouter le sucre roux et laisser confire à feu doux pendant environ une heure.
3. grâce à la fameuse technique du sac, concasser les noisettes et les torréfier au four.
4. Pendant ce temps, faire bouillir de l'eau pour monder les tomates. Ensuite, les tailler en cube et laisser réduire à feu doux avec le gingembre.
5. Se laver les mains, vérifier que tous les ingrédients sont rassemblés : beurre, farine, parmesan et noisettes. Tailler le beurre en parcelles. Dans un cul de poule, mélanger le beurre et le farine du bout des doigts, puis ajouter le parmesan, et sabler : prendre la pâte en main et l'effriter grossièrement à pleines mains. Enfin, ajouter les noisettes.
6. Dans un plat à four, verser les oignons caramélisés, puis les tomates au gingembre. Recouvrir de miettes d'appareil à crumble et enfourner pour 30 minutes.
7. Pendant que le crumble cuit, faire réduire à feu doux, le vinaigre balsamique, jusqu'à ce qu'il nappe une cuillère.
8. Servir chaud, avec la réduction de balsamique.
Prochainement, les aventures de Boubou au Sénégal !





